Sainte Thérèse de l'Enfant-Jésus et de la Sainte Face

Sa vie

Marie-Françoise-Thérèse Martin est née le 2 janvier 1873. Elle est la benjamine de la famille. Deux jours après, on célèbre son baptême en l’église Notre-Dame d’Alençon.

Après avoir passé la première année de sa vie chez une nourrice, à Semallé (un petit village à l’Est d’Alençon), elle revient définitivement dans sa famille, à Alençon, en avril 1874.

De caractère joyeux mais parfois impatient et colérique, elle devient une petite fille épanouie au sein de sa famille.

Mais le 28 août 1877, sa mère Zélie meurt des suites d’un cancer du sein. Thérèse a quatre ans. Elle souffre énormément de la perte de sa mère et choisit sa sœur Pauline comme « seconde Maman ». Très marquée par cette épreuve, son caractère se modifie. D’une profonde sensibilité, elle pleure facilement.

En 1877, Monsieur Martin et ses cinq filles s’installent aux Buissonnets, à Lisieux afin de se rapprocher d’Isidore Guérin et de son épouse, le frère et la belle-sœur de Zélie.

En 1882, sa « seconde Maman » Pauline, entre au Carmel de Lisieux. À nouveau ébranlée psychologiquement, Thérèse tombe gravement malade quelques mois plus tard. Toute sa famille prie le Ciel pour sa guérison.

Le 13 mai 1883, Thérèse voit le sourire de la statue de la Vierge Marie. Elle est guérie.

Dès son enfance, Thérèse souhaite devenir religieuse. Après l’entrée au Carmel de ses sœurs Pauline en 1882 et Marie en 1886, son père accepte qu’elle y entre à son tour, à l’âge de 15 ans. Céline y entrera en 1894 tandis que Léonie entre à la Visitation de Caen en1899.

En 1887, elle part en pèlerinage en Italie, accompagnée de son père afin d’obtenir la permission du Pape Léon XIII d’entrer au Carmel, malgré son jeune âge. Durant ce pèlerinage, Thérèse approfondit sa foi. Elle réalise qu’elle ne doit pas satisfaire sa volonté personnelle mais la volonté de Dieu. Sa vocation se fortifie et elle développe une certaine réflexion sur la vanité du monde.

Le 9 avril 1888, Thérèse entre au Carmel. L’année suivante, elle porte l’habit de Carmélite et prend le nom de sœur Thérèse de l’Enfant Jésus et de la Sainte Face.

En 1894, à la demande de Mère Agnès (Pauline), elle commence à rédiger ses souvenirs d’enfance qu’elle continuera jusqu’en 1897. « Histoire d’une âme » sera publiée en 1898.

En avril 1896, Thérèse a une crise d’hémoptysie. Elle meurt d’une tuberculose le 30 septembre 1897 vers 19h30. Elle a 24 ans.

En grandissant, sa foi s’est développée. Elle découvre peu à peu qu’elle veut être : «… prêtre, diacre, apôtre, docteur, martyre. »

En rentrant au Carmel, elle désire prouver son amour au Christ qui l’appelle à donner sa vie pour le monde. Elle choisit de faire une confiance totale à Dieu et de devenir de plus en plus petite pour s’abandonner à lui. « La petite voie » de Thérèse est une « voie d’enfance spirituelle » qui est au cœur du message qu’elle désire transmettre. Cette voie représente un chemin spirituel à adopter afin d’accepter sa petitesse et de s’offrir à Dieu malgré l’épreuve de la foi.

En 1896, elle découvre le véritable sens de sa vocation : « Ma vocation, c’est l’Amour ». Tout au long de sa vie, Thérèse vit une réponse de plus en plus intime à l’amour de Dieu.

Inconnue de son vivant, Thérèse Martin est devenue « la plus grande Sainte des Temps Modernes » (Pape Pie XI).

Le 29 avril 1923, sainte Thérèse est béatifiée par le Pape Pie XI. Deux ans plus tard, elle est canonisée.

En 1927, Pie XI la proclame « Sainte Patronne des Missions » et en 1944, Pie XII la déclare « Sainte Patronne secondaire de la France ».

Enfin, le 19 octobre 1997, au centenaire de sa mort, le pape Jean Paul II la proclame « Docteur de l’Église ».

Ses trois manuscrits autobiographiques célèbres, sous le nom de « Histoire d’une âme », développent sa spiritualité. Elle exprime la façon dont elle comprend la vie chrétienne et la relation avec Dieu. Ces manuscrits ont un succès important en France et dans le monde entier et laissent parler Thérèse.

( tiré de http://www.therese-de-lisieux.fr/biographie_de_Sainte_Therese_de_lisieux.html )

Citations

Thérèse a environ quatre ans, sa sœur Céline en a huit. Céline disait un jour : « Comment cela se fait-il que le bon Dieu peut être dans une si petite hostie ? » Thérèse répond alors : « Ce n’est pas étonnant puisque le bon Dieu est tout puissant. » - « Qu’est-ce que veut dire tout puissant ? » - « Mais c’est de faire tout ce qu’il veut ! » (Ms A,10r)

J’aimais surtout les processions du Saint-Sacrement, quelle joie de semer des fleurs sous les pas du Bon Dieu ! … mais avant de les y laisser tomber je les lançais le plus haut que je pouvais et je n’étais jamais aussi heureuse qu’en voyant mes roses effeuillées toucher l’Ostensoir sacré… (Ms A, 17r)

Thérèse a douze ans ou treize ans. Son seul ami : Jésus au Saint-Sacrement. Je montais à la tribune de la chapelle et je restais devant le Saint-Sacrement jusqu’au moment où Papa venait me chercher, c’était ma seule consolation, Jésus n’était-il pas mon unique ami ? Je ne savais parler qu’à lui, les conversations avec les créatures, même les conversations pieuses me fatiguaient l’âme. Je sentais qu’il valait mieux parler à Dieu que de parler de Dieu, car il se mêle tant d’amour propre dans les conversations spirituelles. (Ms A, 41r)

Jésus mon Bien-Aimé, rappelle-toi !… (Poésie PN 24, strophes 28, 29, Octobre 1885)

Rappelle-toi que montant vers Le Père
Tu ne pouvais nous laisser orphelins
Et te faisant prisonnier sur la terre
Tu sus voiler tous tes rayons divins
Mais l'ombre de ton voile est lumineuse et pure
Pain Vivant de la foi, Céleste Nourriture
Ô mystère d'amour !
Mon Pain de chaque jour
Jésus, c'est Toi!...

Jésus, c'est toi qui malgré les blasphèmes
Des ennemis du Sacrement d'Amour
C'est toi qui veux montrer combien tu m'aimes
Puisqu'en mon cœur tu fixes ton séjour
Ô Pain de l'exilé ! Sainte et Divine Hostie
Ce n'est plus moi qui vis, mais je vis de ta vie.
Ton ciboire doré
Entre tous préféré
Jésus, c'est moi !

Mon Ciel à Moi (Poésie PN 32, strophe 3)

Mon Ciel, il est caché dans la petite Hostie
Oh Jésus, mon Époux, se voile par amour
À ce Foyer Divin je vais puiser la vie
Et là mon Doux Sauveur m'écoute nuit et jour
Oh ! quel heureux instant lorsque dans ta tendresse
Tu viens, mon Bien-Aimé, me transformer en toi
Cette union d'amour, cette ineffable ivresse
Voilà mon Ciel à moi !…

Cantique d’une âme ayant trouvé le lieu de son repos !… (Poésie PN 21, strophe 3)

Ô Jésus ! en ce jour, tu combles tous mes vœux
Je pourrai désormais, près de l'Eucharistie
M'immoler en silence, attendre en paix les Cieux.
M'exposant aux rayons de la Divine Hostie
À ce foyer d'amour, je me consumerai
Et comme un séraphin, Seigneur, je t'aimerai.